3… 2… 1… Achetez ! Devenir proprio, toute une aventure

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Voilà quelques longues semaines, que dis-je ? des mois, que je n’ai plus touché à mon clavier ! Et ce n’est même pas par fainéantise ou par manque d’inspiration. Je n’ai tout simplement plus eu une seule minute à moi de tout le printemps parce qu’avec Chéri, nous nous sommes lancés dans une grande aventure : l’achat de notre premier chez nous.

 

La recherche du nid parfait

J’ai plutôt bien vécu l’arrivée de ma trentaine l’été dernier, avec elle s’est juste installé le besoin de faire mon nid, d’avoir ma maison rien qu’à moi. Alors à la minute où Chéri signait son CDI nous nous sommes lancés dans la recherche du « chez-nous » de nos rêves. On était tout de suite d’accord sur le principe d’acheter de l’ancien, nous n’avions aucune envie de construire, un tel projet nous semblait bien trop ambitieux.

Donc en fans inconditionnels de chasseurs d’appart’, nous savions qu’il fallait commencer par établir la liste de nos critères, finalement rien de foufou : un appartement ou une maison d’au moins 90m² avec trois chambres (pensons à l’héritier.ère !), une cuisine ouverte sur la pièce à vivre et un petit coin d’herbe pour notre grincheux à quatre pattes. Le budget ? 250000€ s’il faut faire de petits travaux, un peu plus pour du neuf/rénové. Nous savions aussi que ce budget, bien que déjà énorme, était plutôt limite pour notre secteur chouchou puisque nous souhaitions rester dans notre banlieue chérie proche de Toulouse.

Comptant sur notre bonne étoile, nous avons commencé à répondre aux annonces que nous trouvions sur internet. Nous visitons d’ailleurs rapidement plusieurs types de bien : une petite maison avec un jardin de belle taille mais dont l’intérieur était complètement à refaire et donc finalement hors-budget, un appartement en rez de jardin en état impeccable, mais dont l’ouverture de la cuisine sur le salon nécessitait de trop gros travaux (mur porteur oblige), un autre appartement dont les photos vendaient clairement trop de rêves… Nous arrivons rapidement à épuisement d’annonces dans notre petit secteur un peu bouché et Chéri se met à s’intéresser aux appartements sur plan. Allez, pourquoi pas, il paraît que seules les imbéciles ne changent pas d’avis. Nous prenons rendez-vous avec un agent immobilier. Il nous aura mis une pression de dingue (comme par exemple des coups de fils quotidiens pour nous avertir que l’option qu’il avait mise sur un bien sans qu’on le lui demande allait expirer…). Alors que nous n’étions initialement que moyennement emballés, il a réussi à nous faire sévèrement douter en nous faisant miroiter un appartement super classe (mais sans jardin, finalement on n’est plus à un critère près), à un prix soit-disant bien moins cher que celui du marché, mais tout de même 50000€ au-dessus de notre budget. Ce qui nous a remis les pieds sur terre c’est d’être allés voir les matériaux proposés par le constructeur et d’avoir épluché la moindre ligne de la documentation fournie. Nous avons réalisé que l’appartement dépeint par l’agent immobilier était bien différent de celui que nous aurions réellement et que le prix était au contraire bien trop élevé pour le secteur. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’envoyer bouler bien comme il faut. Ok c’est notre premier achat, mais faut pas nous prendre pour des pigeons. A partir de ce moment, ma confiance pour les agents immobiliers s’est réduite comme une peau de chagrin. Finalement ils ne sont pas tous hyper sympas et bienveillants comme un certain monsieur Plaza cherche à nous le faire croire.

 

Quand tu connais le contenu du bon coin par cœur

Retour à la case départ, avec à ce moment-là cette horrible impression de pouvoir réciter par cœur et en dormant le contenu du bon coin … Il ne s’est finalement écoulé qu’un mois, mais il semblerait que nous soyons pressés. On décide alors d’élargir notre secteur de recherche. En vain. On regarde les appartements plus petits, ceux à rénover entièrement… Toujours rien. Mais où se cache le coup de cœur ?

Et puis un jour nous allons visiter un appartement qui aurait pu échapper à nos recherches car beaucoup plus grand (115 m²). Et là c’est le coup de cœur absolu. Il répond à absolument tous nos critères, et plus encore (il y a carrément un dressing d’entrée !!). Et en plus il est quasiment dans le budget. On fait le tour, et on ne voit que des belles choses, tout est PAR-FAIT et dans notre budget ! (ah bon je l’ai déjà dit ?). C’est trop beau pour être vrai. On n’hésite pas une seconde, et dans l’après-midi nous faisons une offre au prix affiché, sans contre-visite… Tu le vois venir le nuage, le temps qui s’assombrit ? (moi non…)

 

Paperasse etc. …

En puceaux de l’achat immobiliers nous ne savions absolument pas comment allaient se passer nos rendez-vous chez le notaire et j’appréhendais un peu ces moments. Finalement ce n’est rien de plus que la lecture du compromis de vente. Le tout est de trouver un bon notaire, honnête et impartial. N’étant pas du coin, et donc par facilité nous avons pris le pari de faire confiance au notaire de nos vendeurs. Et il était très bien, hors-mis l’une ou l’autre vanne pourrie. Mais sur le moment ce qui m’a gêné bien plus que ces blagues à deux balles, c’est d’avoir appris que la propriété que nous nous engagions à acheter contient de l’amiante. Alors que je m’apprêtais à contester –j’aurai voulu être informée par les vendeurs et non par le notaire au moment de signer– Chéri, l’éternel gentil qui me connait parfaitement, anticipe le scandale et me coupe le sifflet en disant que ça n’est pas grave, c’est à l’extérieur, et puis c’est de l’« eternit » donc pas vraiment de l’amiante bla bla bla… Moi je suis fâchée et je boude dans mon coin, sans oser le montrer et finis par signer le document bien sagement et par enterrer cette histoire d’amiante qui n’en ai pas vraiment mais en fait quand même (traite-moi d’autruche si tu veux, mais n’oublie pas de poser la question le jour où tu visite un appartement).

La signature de l’acte de vente et la remise des clés sont prévus trois mois plus tard. Nous avons beau trépigner d’impatience, nous devons d’abord nous occuper de trouver un financement pour notre projet. On commence alors notre tour des banques, inquiets et conscients du risque de refus conséquent à mon statut précaire de fonctionnaire contractuelle. Nous avons fait le choix de ne pas prendre de courtier, surement par manque de confiance après la désagréable expérience de l’agent immobilier. Donc après cinq rendez-vous dans des banques différentes, nous avions nos offres de prêt (sur l’équivalent en papier du tiers de l’Amazonie), et une grande gagnante.

 

 

Et la grande aventure commence

Et après de loooongues semaines durant lesquelles la banque a étudié de notre demande de prêt, c’était une belle matinée ensoleillée de fin d’hiver et je me baladais avec notre grincheux, le message tant attendu est arrivé : notre prêt nous est accordé ***danse de la joie***

A partir de ce moment je peux vraiment ENFIN commencer à me projeter. Pinterest et ses 1000 tableaux de déco sont à moi !! Sauf que… nous n’avions visité l’appartement qu’une seule fois, plusieurs mois plus tôt et son souvenir était très vague.

Allez, un p’tit mail gentil aux vendeurs pour qu’on puisse y retourner et nous y revoilà dans notre future maison.

Et c’est comme si un voile était tombé. En rentrant dans cet appartement pour la seconde fois je vois plein de petits détails que je n’avais pas vu à la première visite. Notamment les murs en mauvais état, très mauvais état. Il y a aussi des chambres qui sont petites… Chéri, lui était vraiment confiant, tout était comme dans ses souvenirs, et tout lui plait toujours autant. Mais ces murs… j’ai commencé à angoisser, et ça a bloqué toute capacité à me projeter alors que Chéri m’avait missionné de l’organiser les pièces et de la déco. J’en étais complètement incapable.

Quelques semaines plus tard j’arrive néanmoins impatiente chez le notaire pour signer cet acte de vente. Ce dernier nous relit tout le document, il y a toujours de l’amiante et les mêmes vannes aussi nazes, mais je n’écoute que d’une oreille mon esprit étant ailleurs… (dans notre appartement vide par exemple).

On signe, on récupère nos clés, on se dit quelques dernières politesses et c’est parti, nous filons illico presto dans NOTRE appartement.

Et là, c’est le gigadrame. Bon en vrai j’exagère, mais sans ses meubles, tous les défauts de l’appartement me sautent directement aux yeux. Que des petites choses qui mises bout à bout font beaucoup. Je me sens désemparée car nous emménageons moins d’une semaine plus tard et il ne sera jamais possible de faire tout ce qu’il y a à faire (selon moi).

Repousser le déménagement ? Impossible, nos proches ont pris congés et viennent de très loin pour nous aider à emménager. Nous avons donc usé d’huile de coude pour parer au plus urgent : enduit, peinture, carrelage, plinthes… Nous avons transpiré mais nous avons pu emménager dans un appartement dont la pièce de vie ne nécessitait plus de gros travaux (va repeindre ton plafond une fois que les meubles sont installés…).

Nos papas sont restés une semaine pour faire les petits travaux les plus urgents comme par exemple la pose d’une nouvelle crédence car l’ancienne en bois composite était moisie…

Puis ils sont partis.

Et nous nous sommes retrouvés seuls dans cet appartement aux milles défauts. J’étais à la limite du regret. En l’état, je n’arrivais absolument pas à me sentir chez moi avec tous ces détails, rien de dramatique certes, mais dérangeants quand même. Chéri, lui se sentait bête de n’avoir rien vu, et se sentait arnaqué.

Il était clair que nous ne pouvions pas laisser les choses en l’état car nous ne nous serions jamais sentis chez nous. Il nous a fallu un peu de temps, de nombreux plans et surtout de la comptabilité pour décider que nous allions refaire toute la partie nuit : abattre de nombreuses cloisons et en remonter, refaire intégralement la salle de bain et créer une salle d’eau dans notre suite parentale. Autant dire qu’à l’heure qu’il est nous commençons à peine à voir le bout. Mais nous nous approprions notre appartement jour après jour et prenons beaucoup de plaisir à le refaire à notre goût, même si c’est extrêmement fatiguant. Certes le reste de nos économies va y passer mais se sentir bien chez soi ça n’a pas de prix.

Enfin, ce qui est certain, c’est que je plains déjà nos prochains vendeurs….

 

 

Cet article s’inscrit dans le cadre du projet #52dentelles. Retrouvez les articles des copines sur Instagram et Facebook ! #printemps

 

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